Les églises de Six-Fours

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Paroisse Sainte Anne de Six-Fours

VENDREDI 23 MARS – 19h30

CONFÉRENCE ÉSOTERISME - EXORCISME

PAR LE P. FROPPO

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Historique de Notre Dame du Mai

ou Notre Dame de Bonne Garde

 

Précambrien : (il y a plus de 500 millions d’années…)

Formation d’un continent contemporain du Massif Central : La Tyrrénide dont subsistent quelques vestiges : Le massif des Maures, celui de l’Estérel, les îles Baléares, la Corse, la Sardaigne, et...  le Cap Sicié.

Temps historiques :

Vers le début du XIVème siècle : la présence d’un feu de Garde ou « farot »,  destiné à prévenir les habitants de la région de la présence de navires suspects susceptibles de menacer la côte d’incursions de pirates ou barbaresques, est attestée au sommet de la « Montagne de Sicié » ( 360 m) par un document aux archives départementales des Bouches du Rhône datant de 1302 et par un document aux archives de la Mairie de Six-Fours, (dont le texte a été reproduit sur une plaque au pied de cette tour de garde, devant la chapelle). Les feux allumés indiquaient que des navires étaient en vue et prévenaient ainsi les habitants de Toulon et sa région des dangers qui les menaçaient. La tour est construite en 1589 et une cabane destinée à protéger les gardiens est accolée à la tour.

1625 : La foudre frappe la cabane du gardien, et touche aussi partiellement la tour, le gardien est miraculeusement épargné. Cet événement affecte la confrérie des pénitents gris, attachée à la chapelle de Sainte-Croix que l’on situe non loin de la Collégiale, un peu en contre-bas des fortifications du Vieux Six-Fours. Ils décident de mettre la montagne sous la protection du Seigneur en y faisant implanter une croix, appuyés par Messire Jacques Lombard, curé de la paroisse de Six-Fours. A la suite de cette implantation, effectuée au cours d’une procession solennelle, des fonds furent recueillis, qui permirent la construction d’une première chapelle sous le titre de Notre-Dame de Bonne Garde. Cette chapelle suscita très vite une grande dévotion, de sorte que dès 1633 on en fit construire une plus grande, un ermitage et une citerne. La garde contre les pirates continua, souvent simplement effectuée par l’ermite qui était logé dans la chapelle.

1657 : Sur ordre de Louis XIV (à l’instigation de Mazarin alors Abbé de St Victor, de Marseille), la commune de Six-Fours est séparée de celle de La Seyne, l’année suivante un accord est passé entre les deux communautés pour gérer en commun l’usage de la chapelle.

1824 : Monseigneur de Richery, évêque de Fréjus, précise  que la gestion pratique de la chapelle devra être assurée dorénavant par la paroisse de Reynier.

Epidémie de choléra de 1835 : A la suite de l'épidémie de choléra de 1835, une grande procession solennelle, au départ de la Seyne, est organisée.

1871 : Après la guerre de 1870, nouvelle procession solennelle.

1933 : Erection de la croix sur la terrasse, portant l’inscription « “O Crux Ave”. Si quelqu’un veut marcher sur mes pas, qu’il renonce à soi-même, qu’il porte sa croix et qu’il me suive (Matth. XXI, 25) 1933. XIXème centenaire de la rédemption. Souvenir de mission. Voeu d'un combattant ».(erreur de gravure sur la croix, la référence de la citation est: Matth. XVI, 24)

1945 : Grand pèlerinage, en l’honneur des prisonniers et déportés de la guerre.

1954 : En l’honneur du centenaire de l’Immaculée Conception, une grille de protection est érigée autour de la statue de Notre-Dame de Bonne Garde.

1969 : Un calvaire breton, provenant de l’évacuation de Bizerte, a été érigé au pied de la dernière montée à la chapelle, en un lieu d’où il domine la mer.

De nombreuses peintures et ex-voto (cf. quelques exemples photographiés sur le site de la paroisse Notre-Dame de l'Assomption de Six-Fours) témoignent de la foi et de la fidélité des chrétiens de la région à Notre-Dame du Mai, environ 75 ex-voto ont été répertoriés en l'an 2000. Les 4 grandes peintures murales du choeur ont été exécutées au début du XXème siècle par le peintre Jacobs à la demande du curé Patrici. D’autres peintures sont dues à d’autres peintres locaux, notamment celui qui représente le pèlerinage de 1866, exécuté par M. de Clinchamps, artiste peintre au Brusc.

 

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